PACTE POUR L’EMPLOI : La CGTM représentée à Cotonou

Une délégation du Conseil Economique et Social mauritanien, conduite par son Président, M. Mohamed Ould Haimer, a participé à un séminaire sur « le rôle des Conseils Economiques et Sociaux (CES) comme promoteurs et acteurs du Pacte Mondiale pour l’Emploi ».

Notons que le Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), M. Abdallahi Ould Mohamed dit NAHAH, a également pris part à cette rencontre organisée, du 12 au 13 octobre courant à Cotonou (Bénin), par le Conseil économique et social du Bénin, en collaboration avec l’Association Internationale des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires (AICESSIS) ainsi que l’Union des Conseils économiques et sociaux d’Afrique (UCESA).

L’objectif majeur de cette rencontre était d’élaborer des politiques nationales et internationales visant à stimuler la reprise économique, à créer des emplois, et à offrir une protection aux travailleurs et à leurs familles. Le Pacte mondiale pour l’emploi se veut une orientation stratégique et un plan d’action en vue de répondre plus efficacement aux défis engendrés par la crise économique et financière, notamment la réduction drastique des emplois, la hausse du chômage, l’accentuation de la pauvreté et des inégalités, à l’échelle mondiale.

A l’issue du séminaire, les participants ont adopté la déclaration suivante :

DECLARATION DES CONSEILS ECONOMIQUES ET SOCIAUX AFRICAINS SUR LA MISE EN ŒUVRE DU PACTE MONDIALE POUR L’EMPLOI

Nous, Présidents et représentants de 16 Conseils économiques et sociaux africains (*), le Président de l’Union des CES et institutions similaires d’Afrique (UCESA), réunis les 12 et 13 octobre 2010 à Cotonou (Bénin) à l’occasion d’un séminaire organisé par le CES du Bénin en partenariat avec l’AICESIS et l’OIT sur le thème « Le rôle des CES comme promoteurs et acteurs du Pacte Mondiale pour l’Emploi », avons adopté la présente Déclaration.

« Nous considérons que le Pacte Mondiale pour l’Emploi (PME) adopté par les 183 Etats membres de l’OIT à Genève en juin 2009, constitue une stratégie adaptée face à la crise mondiale, qui vise à instaurer une mondialisation équitable et la justice sociale en s’appuyant sur l’Agenda du travail décent.

Le 1er Colloque africain de Ouagadougou (décembre 2009) a concrétisé ces orientations en préconisant l’accélération de l’élaboration de Programme par Pays pour le Travail Décent (PPTD). Les pays du continent ont répondu massivement à cet appel, avec leurs spécialités et selon des degrés d’avancement certes différents.

Le 2ème Colloque africain, tenu à Yaoundé du 6 au 8 octobre 2010, a complété cette stratégie avec l’adoption de la Déclaration tripartite de Yaoundé sur la mise en œuvre du Socle de Protection Sociale.

Nous sommes convaincus que les CES, assemblées consultatives de synthèse réunissant les partenaires sociaux et les autres composantes de la société civile organisée – grâce à leur valeur ajoutée caractérisée par l’expertise, le dialogue et leur capacité à dégager des consensus constructifs – peuvent jouer un rôle important pour favoriser la mise en œuvre effective du Pacte Mondial pour le Développement (OMD), nous sommes résolus à intensifier nos efforts d’analyse et de proposition dans ces domaines, dans le plein exercice de notre fonction consultative.

Nous réaffirmons concrètement notre volonté, dans le respect de la diversité et des spécificités des pays, et selon les moyens et contraintes propres à chaque conseil :

– d’encourager les pays qui ne disposent pas de PPTD à créer les conditions de leur adoption dans les meilleurs délais ;

– de former des analyses et des propositions constructives visant à améliorer les PPTD existants, par la promotion d’une croissance créatrice d’emploi (et notamment par le soutien aux micro, petite et moyenne entreprises ; la promotion de l’emploi rural ; l’amélioration des compétences des jeunes et des femmes ; l’amélioration des systèmes d’information sur les marchés du travail ; le renforcement des services publics de l’emploi) ; l’extension de la protection sociale (et notamment la mise en place d’un socle de protection sociale) ; la promotion des normes internationales du travail et la promotion du dialogue social ;

– d’assurer un suivi annuel de la mise en œuvre des programmes nationaux et d’apprécier les moyens engagés à cet effet, dans le cadre de saisines ou d’auto-saisines ;

– et enfin d’apprécier l’impact de ces programmes, dans le cadre de saisines ou d’auto-saisines.

Nous invitons également l’UCESA, l’AICESIS et le BIT à renforcer leur partenariat et en particulier :

– le BIT à fournir des informations systématiques aux CES sur la réalité et la dynamique de l’Agenda du travail décent sur le continent africain ;

– l’UCESA et l’AICESIS à promouvoir les initiatives prises par les différents CES dans le cadre de cette Déclaration et à vérifier si d’autres CES n’ayant pas pu être représentés à Cotonou sont prêts à se joindre aux engagements pris en application de la présente Déclaration ;

– l’UCESA, l’AICESIS et le BIT à étudier toutes les possibilités de renforcer la capacité des CES à mettre en œuvre les engagements pris dans la présente Déclaration ;

– l’UCESA, l’AICESIS et le BIT à envisager la possibilité d’organiser un second séminaire en 2011 afin de mesurer les actions menées en application de la présente Déclaration ;

– l’UCESA et l’AICESIS à continuer leur action auprès des institutions internationales en faveur d’une mondialisation plus équitable. »

Adoptée à Cotonou, le 13 octobre 2010

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