Denrées de première nécessité : La tendance n’est toujours pas à la baisse

La tendance des prix des denrées de première nécessité n’est toujours pas à la baisse. C’est le constat que l’on fait en visitant les différents marchés de la capitale. Elle connaît même une inclination à la hausse, ces derniers temps.
Ceci à un moment où la rentrée scolaire avec son lot de charges financières est en train de dégarnir les bourses des ménages. A cela s’ajoute le grand mutisme du gouvernement, complètement indifférent aux souffrances des ménages face à la cherté du coût de la vie.

En effet, depuis quelques temps, le panier de la ménagère est de plus en plus devenu léger. Dans les différents marchés de la capitale, les prix ne cessent de s’emballer. En l’espace d’une semaine, ils se sont nettement envolés.
Les produits concernés sont essentiellement le sucre, l’huile, le lait, l’oignon, la pomme de terre, la viande, le poisson, etc. Pratiquement, les prix de tous les produits de grande consommation sont en hausse, créant du coup un grand désespoir chez les ménages.

Le prix du lait en poudre (célia) s’est envolée jusqu’à atteindre 1300 UM chez certains détaillants, alors qu’il ne dépassait pas les 900 UM, il y a à peine quelques temps. Le thé, lui, est passé à 1350UM. Pour le litre d’huile, il se négocie maintenant à 360 UM.

Le secteur des granulés connaît également une certaine hausse. Le sucre se vend actuellement à 250 UM le kilo. Cet emballement des prix n’épargne pas aussi les œufs, dont une tablette s’obtient à 1200 UM. Sous certains étals, l’œuf a franchi la barre des 50 UM l’unité, contre 35 UM auparavant.

Certains observateurs ne parviennent toujours pas à comprendre le mécanisme économique qu’obéit cette hausse subite et exponentielle. Comme pour justifier cette flambée, les commerçants, eux, évoquent la pénurie. C’est dire donc que les prix des produits sur le marché sont commandés par la règle de l’offre et de la demande.

Pourtant, certains n’arrivent toujours pas à expliquer ces hausses subites. Les commerçants sont souvent reprochés d’être les principaux responsables de cette situation en spéculant sur les prix. En attendant, le dénouement de cette controverse, la hausse des prix a tendance à se généraliser. En effet, les produits cités ne sont pas les seuls concernés par le phénomène.

Même si c’est à un degré moindre, les vivriers donnent également du fil à retordre aux consommateurs mauritaniens. Certains fruits et légumes sont devenus pratiquement inabordables, surtout pour les petites bourses.

Les prix dépendent pour peu de l’humeur des vendeurs qui ne sont soumis à aucun contrôle, ni à aucune régulation. A titre d’exemple, la carotte, qui reste quasiment hors de portée d’une grande frange de la population, le kilogramme se négocie entre 300 et 400 UM. La pomme de terre, quant à elle, continue de faire délier les langues, le prix se situe entre 230 et 260 UM le kilo. Le prix d’un kilo de tomate oscille entre 350 et 400 UM. Pour celui de l’oignon, il ne faut pas moins de 250 UM. Pour le kilo de riz, il faut débourser dans les 200 UM. Malgré une bonne pluviométrie, favorable donc à l’abondance de denrées alimentaires, la tendance à la hausse des prix ne connaît pas de répit.

Quant à la viande, qu’elle soit blanche ou rouge, elle connaît également une hausse généralisée.
La viande de bœuf est à 1000 UM le kilo. Pour celle du mouton, il faut 1300 UM. Et le chameau à 1000 UM. Le poulet, quant à lui, se négocie à 1500 UM. Mais ce qui étonne surtout c’est le poisson mulet, qui se fait encore désirer, et s’obtient actuellement à 1000 UM. Le poisson kibarou, lui, est négocié à 600 UM.

Il apparaît donc comme on le voit que la situation est explosive, d’autant plus le mécontentement des petites bourses, ne cesse d’augmenter de jour en jour. Beaucoup s’interrogent sur les raisons qui sous-tendent ces hausses injustifiées.

Certains pensent que ce sont les commerçants qui en sont les véritables responsables de cette situation. En effet, ils profitent de ce moment de relâchement, dans les contrôles, pour se remplir les poches. Ce manque de contrôle de la part des autorités ouvrent d’avantage la voie à la spéculation, laissant les pauvres citoyens totalement à la merci de ces commerçants véreux.

Une hypothèse d’autant plus vraisemblable que les autorités concernées par la régulation du marché brillent surtout par une absence prolongée, dont les raisons sont encore inconnues. En attendant, les hausses des prix des denrées de premières nécessités obligent plusieurs ménages qui sont déjà à bout de souffle, à revoir leurs régimes alimentaires aussi bien sur le plan qualité que de la quantité.

Il incombe donc aux autorités de prendre en charge cette préoccupation récurrente de la grande majorité des citoyens avant que la situation ne s’empire.

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