La Mauritanie recule par rapport à 2009

Le rapport de l’Indice de Perception de la Corruption, publié, par l’ONG Transparency International, hier, place la Mauritanie à la 143ème place sur un effectif de 178 pays. Une place certes, très peu honorable, alors qu’elle occupait en 2009, la 130ème place.

Notre pays recule ainsi de 13 places. Un rang qui ne fait que prouver l’inefficacité des mesures anti-corruption prises par les pouvoirs publics et leur rappelle de la nécessité de fournir plus d’efforts pour éradiquer ce fléau.

Dans ce rapport, la Mauritanie est devancé par 3 pays du Maghreb, il s’agit de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie en plus d’autres pays africains.

La Mauritanie occupe donc la 143e place parmi les pays les plus corrompus dans le monde. Une situation qui vient sonner le glas des actions anti-corruption récemment entreprises par les pouvoirs publics et qui visiblement n’ont rien changé à la situation du pays la rendant même pire que les années précédentes.

Rappelons que plusieurs dossiers de malversation ont éclaté dans le pays impliquant même un membre du gouvernement au cours de cette année. Le plus scandaleux c’est certainement l’affaire de l’ex-commissaire aux Droits de l’Homme dont plusieurs millions d’UM ont été évoqués.

Certaines sources révèlent également d’autres cas de corruption dans le pays. Des détournements de deniers publics continuent en toute impunité. Et les mis en cause évoluent en toute liberté. Le fléau semble partout. On évoque des gros dossiers sans oublier de la gestion peu orthodoxe qui se fait des ressources financière du pays.

Des indices suffisants pour l’ONG internationale qui classe notre pays parmi les plus corrompus dans le monde. Une situation qui indique que les actions entreprises par les pouvoirs publics pour lutter contre ce fléau, ont échoué. Car comment expliquer que de la triste 130e place en 2009, le pays a reculé encore jusqu’à se classer vers le bas de tableau précisément à la 143e place avec un IPC de 2,5.

Dans les principaux secteurs comme l’industrie, les mines, le pétrole, la transparence qui a été demandée, n’a jamais été véritablement respectée.
C’est le même cas concernant, le secteur du bâtiment et des travaux publics, dont certains dénoncent une grande opacité dans l’octroi des marchés publics et surtout le manque de concertation entre les différents acteurs.

Pour sortir de ce gouffre, le gouvernement doit élaborer un projet de loi destiné à améliorer l’accès du citoyen à l’information sur la gestion des ressources publiques et surtout associer tous les acteurs pour une gestion plus rigoureuse.

L’Indice de perception de la corruption de Transparency International, établi sur la base d’enquêtes réalisées pendant deux ans, vise à mesurer l’évolution de la corruption passive dans les secteurs de l’administration publique et de la classe politique.

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