Un employé de l’entreprise COVEC victime d’un accident de travail sur le chantier de la nouvelle université de Nouakchott

Oumar Baba Yell, a été recruté en qualité de coffreur pour le compte de l’entreprise chinoise, chargée des travaux de construction du futur campus universitaire de Nouakchott.

Il travaillait dans des conditions difficiles avec un salaire qui ne lui permet même pas de couvrir ses différents besoins. Le samedi, 24 septembre courant, au cours du travail, il a été victime d’un accident qui lui a fracturé le doigt. Par sa mauvaise foi, son employeur n’a pas voulu prendre en charge la totalité des frais médicaux liés à cet accident. La société n’a également jamais voulu déclarer Mr. Oumar Baba Yell, à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), ni lui allouer des allocations familiales.

Le calvaire de ce travailleur est à l’image de celui de tous ses collègues de travail au niveau de ce chantier. En effet, plusieurs d’entre eux se plaignent de mauvaises conditions de travail qu’ils jugent désastreuses. Ils travaillent tous plus de 12 heures par jour et six jours sur sept. Les heures supplémentaires prestées ne sont jamais rémunérées.

Les conditions d’hygiène et de sécurité y sont déplorables d’où la fréquence des accidents de travail et des maladies professionnelles.

Les contrats, lorsqu’ils existent sont souvent injustes et ne respectent pas la législation nationale et internationale du travail. Payés à la tâche, leur rémunération en deçà du minimum légal. Bien souvent, ils travaillent sans la moindre protection sociale ou sanitaire.

Ils sont embauchés ou licenciés à tour de bras et sans formalité, en fonction des besoins des chantiers. Lorsqu’ils osent revendiquer leurs droits, ces travailleurs sont la plupart du temps victimes de harcèlement, de pratiques disciplinaires et d’autres amendes.

Les autorités compétentes doivent nécessairement intervenir pour contraindre ces sociétés à respecter le droit des travailleurs à vivre décemment.

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