La CGTM dénonce le traitement intolérable des autorités algériennes à l’égard des jeunes chômeurs maghrébins

La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie est profondément choquée par l’attitude inexplicable des autorités algériennes qui ont tout simplement empêché une réunion des jeunes chômeurs maghrébins qui devait se tenir en Algérie les 19, 20 et 21 février 2013.

La CGTM dénonce la répression et l’atteinte à la liberté de réunion, d’expression et d’organisation de part de l’État algérien qui a empêché la célébration du forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et la précarité.

Ce matin du 20/02/13, à 8h la Maison des syndicats, lieu de la rencontre, a été encerclée par la police qui a interdit les participants au 1er Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire de rentrer pour entamer leur travaux.

Les délégations tunisienne (4 personnes) ,marocaine (2), mauritanienne (3) ont été arrêtés par les service de police. Après avoir passé toute la journée au commissariat de Bab Ezzour ,les policiers les ont reconduit à l’hôtel à 16 heures pour qu’ils récupèrent leurs bagages puis vers le commissariat de Bab Ezzouar à nouveau pour être expulsés par la force et reconduit vers l’aéroport sans leur permettre de communiquer avec personne, car leurs téléphones sont toujours fermés .

La CGTM exprime sa solidarité avec le Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP) et les organisations de chômeurs/euses maghrébines (Association Mauritanienne des Diplômés Chômeurs AMDC, Union des Diplômés Chômeurs de Tunisie UDC, Association Nationale des Diplômés Chômeurs du Maroc ANDC, le comité national algérien des contrats pré-emploi et filet social, le comité algérien pour la défense des droits des chômeurs, le comité national des diplômés chômeurs d’Algérie, la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme), son soutien à leur lutte contre le chômage et la précarité et sa dénonciation de la brutale répression exercée par l’Etat algérien.

La CGTM interpelle les autorités publiques des pays maghrébins à faire en sorte que la croissance économique affichée toutes les années soit inclusive et qu’elle ait un impact sur la création des emplois décents et sur la lutte contre le chômage des jeunes et des femmes qui ne cesse de s’accroître.

Nouakchott, le 21 février 2013.

Le comité exécutif de la CGTM

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