Interdiction du Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire : Arrestations, expulsions

Encore une fois la répression des autorités algériennes s’abat sur les activités du Forum Social Maghrébin. En mai 2010, les autorités algériennes ont interdit la tenue du Forum Social Syndical Maghrébin en mettant de manière abusive les scellés sur le local du SNAPAP qui devait abriter ce Forum.

Cette fois-ci les autorités algériennes ont marqué une grave escalade dans la répression. Non seulement en empêchant, contre toutes normes légales la tenue du Forum maghrébin pour la lutte contre le chômage et le travail précaire à Alger devant se tenir les 20-21 février 2013, mais en plus en arrêtant, sans justification aucune, la délégation maghrébine.

Les onze jeunes membres d’associations de chômeurs du Maghreb, qui devaient participer au Forum social, dont 5 jeunes tunisiens, 3 mauritaniens et 3 marocains, ont été arrêtés, puis emmenés à l’aéroport après avoir été retenus toute la journée au Commissariat Si les jeunes mauritaniens et tunisiens ont déjà pu être rapatriés entre hier et le matin 21 Février, les membres de la délégation marocaine étaient toujours retenus à l’aéroport, coupés de tout contact avec l’extérieur.

Le 20 février, des agents de police ont également encerclé l’immeuble où se trouve la Maison des syndicats pour empêcher l’accès des autres participants.
Au moment où les peuples maghrébin aspirent à plus de liberté, y compris à la liberté de circulation, la liberté d’expression, d’association et de rassemblement et manifestations pacifiques, les autorités algériennes n’ont pas hésité, encore une fois, à bafouer cette aspiration de nos peuples à circuler librement dans nos pays du Maghreb ; à jouir de leurs droits fondamentaux.

Nos organisations dénoncent les arrestations et détentions illégales et arbitraires de jeunes diplômés chômeurs venus pour participer à une réunion pacifique, comme elles dénoncent les tentatives d’intimidation et de répression des militants syndicalistes et associatifs.
Elles appellent les autorités algériennes à mettre un terme aux violations des libertés de réunion, d’association, d’expression ainsi qu’aux libertés syndicales dont sont victimes les syndicats autonomes et les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie.

Le 21 Février 2013

Signataires :

FTDES, UGTT, UDC, Doustourna, ATFD, LTDH, Transparency 25, Manifeste 20 mars,FONADH, CGTM, FMAS, AMDH, Azetta, UGTM, CDT, FDT, ODT, SNAPAPE, RAJ, CLA, SATEF, Amsed, AFAPREDESA, A.S.3D.H, ADTF, AMF, ATF, ATMF, FTCR, ACORT, ASDHOM , ACDA, FCMA, CSP92, IDD, UTIT, CRLDHT, Na’oura, Elghorba, EMCEMO, Migration Santé, FASTI, « Coordination Régionale Rhône-Alpes de Solidarité avec les Sans Papiers, Manifeste des libertés, CORELSO, Femmes plurielles, Collectif des communautés subsahariennes au Maroc, Ici et là, REMCC, Collectif 3C, AIDDA, MCTF, APCV, ATTS Suisse, UNIT, FSQP, CSP75, ATTAC, ASTU-Actions citoyennes interculturelles-Strasbourg, FCSME, Conseil des Migrants (Maroc), Association des Amis de la Démocratie et de la Liberté d’Expression (ADLE), Carrefour Associatif, Collectif Démocratie et Modernité, Observatoire Marocain des Libertés Publiques, CMODH, Action Jeunesse.

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