Halte à la répression dans les établissements scolaires

Au collège de Toujounine 2, près de l’hôpital Cheikh Zayed, les élèves étaient en classes et les cours se déroulaient normalement ce matin du jeudi 6 mars 2014. Une voiture de la gendarmerie nationale était en faction devant le collège, en prévision de toute manifestation suite à la profanation du Coran dimanche passé à Teyarett. Aux environs de 11 heures, des grenades lacrymogènes sont jetées dans les salles de classes situées du côté de la grande rue. Ces classes sont envahies par un déluge de gaz. Des salles exigües par rapport aux grands nombres d’élèves qu’elles accueillent. Au collège de Toujounine 2, les effectifs des élèves dépassent la centaine, dans certaines sections
.
Un grand nombre d’élèves s’évanouissent à cause de la forte densité des gaz. Sept filles sont atteintes gravement, dont deux ont été évacuées à l’hôpital Cheikh Zeyed.
Surpris par la vigueur de l’attaque, les professeurs du collège se sont adressés aux gendarmes pour avoir une explication. Ces derniers se sont contentés de demander des excuses, arguant qu’il s’agit d’une erreur, sans donner d’autres explications.
Au SNES, tout en condamnant avec la dernière énergie la profanation du Saint Coran et tous les autres actes ignobles visant à porter atteinte à nos symboles sacrés, et en présentant nos sincères condoléances à la famille de l’étudiant Ahmed ould Hamoud, tombé dans une manifestation condamnant la profanation du Saint Coran, nous tenons à affirmer ce qui suit :

– notre condamnation énergique de cet acte barbare, perpétré contre de paisibles collégiens en train de suivre leurs cours à l’intérieur des salles de classes ;

– notre appel aux forces de l’ordre à cesser de violer les enceintes des établissements scolaires.

Nouakchott, le 06/03/2014

Le Secrétariat général

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