SID’AHMED OULD BRAHIM : tu as choisi ta voie, tais-toi !

Dans un billet publié sur le site cridem.org, Monsieur Sid’ Ahmed Ould Brahim qui se présente comme syndicaliste et ancien coordinateur régional de la CGTM à Zouerate, cherche à décrédibiliser la grève que mènent vaillamment les travailleurs de la SNIM de Zouerate depuis le 28 janvier 2015. L’intéressé qui semble toujours concerné par une évaluation des analyses et des actions de la CGTM, a préféré se retrouver dans les rangs d’un syndicat jaune en se débarrassant avec fracas depuis 2011 de ses habits de coordinateur régional de l’organisation syndicale la plus représentative pour occuper un poste de coordinateur des économats à la SNIM.

Ce départ de Sid’Ahmed de la CGTM n’en était pas le premier (on ne se refait pas !) car en 1995, il avait, sur la base d’enregistrements audio historiques, tourné le dos à la lutte syndicale pour la défense des intérêts professionnels, matériels et moraux des travailleurs qui sont la raison d’être du véritable syndicalisme.

Je peux comprendre que Monsieur Sid’Ahmed Ould Brahim se taise ou fasse profil bas sur l’appréciation des luttes des travailleurs, de surcroît ceux de la SNIM, mais qu’il dénigre ouvertement et de façon honteuse et fallacieuse, doublée d’une intention de nuire, une action de grève qui se déroule, et ce avec les mêmes argumentaires que défend la direction générale de la SNIM, ne peut pas me laisser indifférent, parce que cette position rentre en droite ligne de la campagne de sape que la direction de la SNIM mène en recourant à des individus dont les objectifs ne sont que d’être des briseurs de grève à la solde de la SNIM.

La situation de la SNIM en 1983 était caractérisée par une série de chute de la production avec des exportations faibles et répétées, alors que pour 2014, date de conclusion de l’accord dont il est question, cette production a atteint le record, et les coûts de production sont très en deçà des prix d’exportation, ce qui faisait gagner à la SNIM des marges bénéficiaires conséquentes. La direction générale de la SNIM qui avait signé cet accord en mai 2014 en était consciente, et se devait d’honorer ses engagements avec les travailleurs qui sont les maillons essentiels de cette productivité.

La responsabilité de la direction générale est engagée dans cette escalade actuelle car elle a privilégié les menaces, intimidations et sanctions à la place de la négociation, en revenant sur des accords convenus avec les travailleurs pour lier leur sort à d’hypothétiques délibérations d’un conseil d’administration qui n’engagent pas les intéressés.

Monsieur Sid Ahmed Ould Brahim est très mal placé pour effectuer des jugements de valeur quant à l’opportunité ou pas pour les travailleurs de poser leurs revendications et de les défendre car il avait consciemment et délibérément abandonné en 2011, aussi bien les travailleurs que les journaliers de la SNIM, qui se trouvaient à la croisée des chemins dans une confrontation directe avec la direction générale.

A cet effet, il a négocié et obtenu sa nouvelle posture de coordinateur des économats à Nouadhibou contre une démission violente de la coordination régionale de la CGTM du Tiris Zemmour.

Sid’Ahmed ould Brahim a bien réussi sa métamorphose en portant dorénavant la parole de la direction générale de la SNIM contre la lutte légitime des travailleurs de la SNIM de Zouerate en signant avec son statut d’ancien coordinateur de la CGTM dont il pouvait bien se passer car n’ayant plus aucun objet pour sa personne.

Abou N’Diaye

Militant de la CGTM

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